Travail
Un article de la désencyclopédie.
Le travail est une façon légale quoique ennuyeuse de gagner de l'argent.
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[modifier] Optimisation du travail
D'après les travaux de Dilbert, il suffit d'arriver sur les lieux du travail le plus tard possible et en sortir le plus rapidement possible, d'y travailler avec le moins d'efforts possible, tout en y gagnant le plus gros salaire possible.
Les maîtres de l'optimisation du travail sont les employés de la voirie et les syndiqués.
[modifier] Le lieu de travail
C'est un endroit non propice à la vie humaine, qui maximise les sentiments de haine envers ses collègues. S'y créent souvent des tribus, ou communément appelées départements qui se font la guerre pendant des périodes allant de quelques heures à plusieurs années. Les techniques de combat se raffinant, on y assiste aujourd'hui à des méthodes très avancées telles que le commérage, le rapportage et surtout le léchage de cul.
[modifier] Histoire
Le travail est une forme de relation économique entre les gens, dans laquelle une partie, le travailleur, met à la disposition de l’autre partie, le patron, son intelligence et sa force de travail pour des clopinettes.
Au long de l’histoire, le relation a évolué. En effet, au début, ce rapport se fondait sur l’esclavage, le travailleur étant un esclave et l’employeur son propriétaire. A cette époque, le travailleur, ou esclave, ne percevait aucune rémunération pour son activité. A la place, il était la propriété de son patron, qui devait en assurer l’entretien (soins, nourriture, logement, etc…) à sa propre charge, ce même lorsque les circonstances faisaient qu’il n’y avait pas de travail. Il pouvait se débarrasser de son esclave en le vendant ou en l’« affranchissant », c’est-à-dire en en faisant un travailleur « libre ».
Avec le temps, la relation a évolué et s’est transformée en « salariat », ou « travail salarié », ou encore « servitude contractuelle », telle que nous la connaissons de nos jours (quoique l’esclavage existe encore dans certaines contrées peu ouvertes au modernisme). Cette évolution a permis au travailleur de recevoir une modeste rétribution dénommée « salaire » contre sa prestation, le patron étant libéré de toute autre obligation (logement, soins, nourriture, etc…) à son égard. En effet, puisque le travailleur reçoit un salaire, c’est désormais à lui-même qu’incombe son entretien… le patron n’étant plus propriétaire du travailleur, il peut s’en débarrasser lorsqu’il n’en a pas besoin. Cela se nomme « licencier ». Evidemment, même s’il n’a pas de travail, le travailleur doit continuer à pourvoir à ses besoins. De même, il doit le faire aussi si son salaire est notoirement insuffisant, ce qui est généralement le cas…
Depuis peu s’est développée une nouvelle forme de travail, dénommée « bénévolat » ou, dans certaines organisations, « militantisme ». C’est une forme de travail qui présente, pour le patron, tous les avantages de l’esclavage (non-paiement de la prestation notamment) sans avoir à en assumer les inconvénients (entretien, etc…).
Dès son apparition, la relation de travail a toujours été à l’avantage de la partie la plus forte, soit le patron, puisque grâce à la mise à disposition de la force de travail et de l’intelligence du travailleur, il a toujours pu s’enrichir sur le dos de ce dernier.
De tous temps, le patron, pour garder le contrôle sur le travailleur et lui donner une certaine motivation, a toujours su lui laisser l’illusion qu’il était possible de progresser socialement et hiérarchiquement, en proposant par exemple aux plus serviles des postes de « petit chef » ou « cadre inférieur » qui permettent de transférer sur ce dernier la rancœur légitime que peut éprouver le travailleur de base contre ceux qui le dirige lorsqu’il se sent exploité, ce qui est généralement le cas. Ces « petits chefs » ou « cadres inférieurs » ont en général pour qualité principale de très bien savoir lécher les bottes de ceux qui sont au-dessus d’eux tout en étant doué pour se montrer arrogants vis-à-vis de ceux qui sont en-dessous d’eux.
[modifier] Travailler plus pour gagner plus : vérité ou foutage de gueule ???
Tout le monde connaît le très sarkozyen slogan « Travaillez plus pour gagner plus !!! ». Mais gagne-t-on vraiment plus si on travaille plus ??? on peut en douter…
En effet, qui dit travailler plus, dit en général travailler au-delà d’un emploi à plein temps. Or, que voit-on de nos jours ??? un très grand nombre de gens qui sont malades à cause de leur travail, parce que les conditions de travail se dégradent de plus en plus, parce qu’ils sont inquiets du lendemain, parce qu’ils ne voient aucun avenir, parce qu’ils sont sur-exploités, etc… en effet, ce que les sarkozyens oublient de dire, c’est qu’en travaillant autant (de temps) qu’autrefois, on produit 10 fois plus !!! donc, en réalité, pour le même temps de travail, on devrait gagner beaucoup plus !!! mais évidemment, nos bien-aimés patrons ignorent très largement ce facteur… ce qu’ils veulent, c’est qu’on travaille plus longtemps, pour produire encore davantage et ce, pour leur seul bénéfice évidemment !!! les conséquences de cela sur la santé publique, ils s’en foutent !!!
Or, en réalité, si on travaille plus, en réalité on gagne moins !!! en effet, plus on augmente le temps de travail, plus les maladies liées au travail (les maladies cardio-vasculaires liées au stress, par exemple…) augmentent, impliquant une hausse des dépenses de santé, dépenses qui, d’une manière ou d’une autre, sont payées par les travailleurs… donc, si on travaille plus pour gagner plus, on devra aussi payer beaucoup plus pour sa santé, ce qui signifie qu’à l’arrivée… on gagnera moins !!!
Et ce n’est là qu’un exemple… on peut aussi travailler plus en cumulant les emplois, c’est-à-dire en cumulant aussi les déplacements… or là aussi, on travaillera plus, mais comme on dépensera beaucoup plus pour se déplacer, on gagnera moins !!!
Par ailleurs, comme un salarié travaillant plus produit plus, le patron a besoin de moins de salarié pour produire la même quantité de biens. Comme le nombre de salariés diminue, le nombre de chômeurs et RMIstes augmente, ainsi que les cotisations sociales pour payer ces derniers. Donc on travaille plus, on gagne plus mais on paie beaucoup plus de cotisations, et on gagne mois.
On voit bien que le slogan « travailler plus pour gagner plus » n’est rien d’autre que du foutage de gueule !!!
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