Crise d'Oka

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C'est la faute à Gino
C'est la faute à Gino

La crise d’Oka qui a sévit au Québec est un des plus grands conflits politiques des 25 dernières années au Canada. L’origine de la crise est un but de Gino Odjick le 27 novembre face aux North Stars du Minnesota lors d’un match de la Ligue Nationale de Hockey. Alors que les Canucks de Vancouver tiraient de l’arrière par la marque de 4 à 3, et que leur entraîneur du moment Bob McCammon fustigeait suite aux décisions des arbitres qu’il envoya son trio tout étoile composé de Sergio Momesso, Garth Butcher et Gino Odjick pour régler le cas de l’équipe adverse. Alors que Gino Odjick servait un coup de coude vicieux à la figure de Brian Bellows, le « dumpage » de puce de Dana Murzyn dévia sur la cheville de Odjick pour se retrouver dans le filet.

Mais d’où vient le conflit ici? Semble-t-il que sur ce but égalisateur, le patin de Odjick était dans la zone du gardien. L’arbitre a donc déclaré que ce but n’était pas légal et a refusé de l’accorder. La région d’Oka fût complètement frustrée par ce geste, érigeant des barricades pour empêcher toute communications avec les tribus civilisées. C’était le retour aux sources. Le monde capitaliste venait de frapper encore une fois, et c’était la fois de trop depuis que Christophe Colomb avait découvert l’Amérique. Oka reprendrait là où elle avait laissé après l’arrivée de Jacques Cartier. La chasse, les tipis, le calumet.

[modifier] La crise

Le gouvernement provincial de l’époque fût choqué. Robert Bourassa, premier ministre issu du parti libéral s’inquiétait de l’image projetée par le Québec sur le reste du Canada. « Mais quossé qu’Ottawa va penser de nous autres? Ma faire rire de moi par les autres provinces! » avait-il déclaré aux médias, d’un air décontenancé qui rappelait un chien allemand battu par son maître. Décidé d’avoir fier allure devant ses confrères canadiens, Bourassa s’engage dans une lutte visant à ramener Oka sous l’unité québécoise[1]. Alors que les négociations s’intensifient et que la tension monte entre les deux camps, Jean-Pierre Saintonge, président de l’assemblée nationale, est surpris dans un souper en train de déclarer que « l’monde d’Oka pue en tabarnak ! ».

Tout de suite, la communauté entière d’Oka fût révoltée et cessa les discussions. En effet, quelques minutes après que les médias ont publié la déclaration, des signaux de fumée furent aperçus par le gouvernement. Le message était clair : « Mangez de la marde, on s’en va chasser le Bison. ». Gino Odjick déserta les Canucks de Vancouver et revint dans la communauté d’Oka pour manifester, sentir la marde et entraîner les gens d’Oka à se défendre contre les « méchants capitalistes à bonne odeur de Calvin Klein. ».

Le rapatriement de Odjick par la tribu d’Oka est en fait l’événement qui a tout fait basculer dans cette histoire. Le directeur-général des Canucks de Vancouver, enclin à un delirium tremens[2], a fait pression sur le gouvernement canadien pour qu’il aille régler cette situation qui privait l’équipe de son joueur étoile, et de ses chances d’accéder à la finale de la Coupe Stanley. Brian Mulroney, grand fan de l’équipe de l’Ouest se urge à envoyer l’armée dans le tas pour faire le ménage. La tribu d’Oka, entraînée par Odjick, manie les bâtons d’une manière extrêmement violente et l’armée canadienne subit des coups vicieux durant toute la crise. Les arbitres semblent aveuglés, ne donnant aucune punition pour bâton élevé à la troupe d’Odjick.

Finalement, Bourassa, tanné en criss… et Mulroney qui préférait les Leafs maintenant, décide de donner à Oka ce qu’ils voulaient en autant qui se ferme la gueule et qu’ils arrêtent de barrer les routes[3].

[modifier] Notes

  1. Le Québec est tellement uni, dans tous les sens!
  2. Merci à Jean Leloup.
  3. Y'ont appris la leçon.

[modifier] Voir aussi