Étudiant
Un article de la désencyclopédie.
L’étudiant est un spécimen très répandu de nos jours, généralement assez étrange mais parfaitement inoffensif.
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[modifier] Habitat
On trouve des étudiants (nom scientifique général : Estudians communalis) dans le monde entier (il en existe plusieurs espèces que nous rencontrerons dans différents types d'habitats). En France, ils se regroupent surtout dans les grandes villes. Ils vivent parfois chez leurs parents, parfois dans de grandes ruches collectives appelées résidences universitaires. Le nid d’un étudiant se caractérise généralement par le désordre qui y règne : pots de yaourts (quand il/elle mange sainement), vêtements chiffonnés, posters à moitié décollés du mur, téléphone portable qui sonne quelque part et en dessous, bien en dessous, cours de littérature ou de droit (mais aussi, plus effarant, de biologie, biochimie ou autre physique, et, rarement, mais plus incompréhensible et beaucoup, beaucoup, beaucoup plus effrayant, des cours de maths) qui attendent d’être approfondis. On rencontre les individus du genre Estudians dans différents milieux : E. geekus en faculté de mathématiques et/ou informatique, E. robusutus en faculté de sport, E. faineantus en faculté de lettre, de sociologie ou de philosophie, E. perverus en physique ou en mathématiques, E. pasnormalus en faculté de médecine, de biologie et de chimie.
[modifier] Alimentation
Riche (pizza, kebab, ramens, bolinos, frites, tagliatelles à la carbonara, spaghettis bolognaises, sandwich à la mayonnaise, sodas sucrés…), absorbée à des fréquences très irrégulières. A noter que les mâles se nourrissent exclusivement de plats caloriques et que certaines femelles n’absorbent que des nourritures légères comme la salade et les haricots verts. En fait, la plupart d’entre elles mangent gras pendant un mois, effectuent un rituel secret qui consiste à monter sur un pèse-personne et pousser un hurlement cathartique, et font une cure de légumes à l’eau. On pense que cette alimentation si particulière aurait pour but de compenser le manque de sommeil chronique de l’étudiant : en effet, il se couche très tard pour travailler ou s’amuser et se lève très tôt pour aller en cours. Selon d’autres spécialistes, comme l’étudiant dort pendant les cours, cette hypothèse ne tient pas la route.
[modifier] Sexualité
Environ 90% d’hétérosexuels et 10% d’homosexuels. Le sujet cherche généralement ses partenaires à la fac, dans des associations, dans des boîtes ou dans d’autres lieux. A noter que cette sexualité débouche rarement sur la reproduction. C'est ainsi, que le membre supérieur droit se révèle être une belle alternative, chez les mâles comme chez les femelles (et le bras gauche lorsqu'il existe une volonté d'exotisme pour donner l'impression qu'il s'agit d'une autre personne. Interrogé sur la reproduction, un spécimen a déclaré : « ça va pas la tête, non ? Je finis ma maîtrise, je me trouve du boulot et ensuite je penserai à faire des gosses ! »
[modifier] Ce que l’étudiant aime
S’amuser, les soirées en boite, prendre un verre avec les copains, se bourrer la gueule,
regarder la télé, surfer sur internet.
Par moments, il peut se montrer intelligent dans ses hobbies: les mathématiques: 7, 8, 9, 10, (et là, c'est le drame) valet, dame, roi, as !
Mais son hobby, avant tout, est la glande. Cette pratique occupe effectivement tout son temps libre, soit toute sa vie.
Il aime parler de choses qu'il ne comprend ou ne connais pas
Draguer, lourdement, légèrement, subtilement, moins subtilement
La sexualité : avec hommes, femmes, mains droites ou gauches, trou dans le matelas ou dans le sable, et tartes aux pommes
Mais NE SOYONS PAS MEDISANTS et avouons qu'il existe (bien que cela puisse paraître hallucinant aux personnes ayant entendu les étudiants parler de leur vie) des étudiants qui BOSSENT.
Ils appartiennent généralement à une sous-espèce différente (nom scientifiqueEstudians geekus), pour laquelle "le travail c'est la santé" et "l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt"... On les retrouve volontiers dans des zones géographiques telles que la salle informatique du campus, les couloirs de la faculté de mathématiques (ou celle, moins prisée généralement des nouveaux étudiants, de physique) et même, fait incroyable, en faculté de philosphie, qui passe pourtant pour la capitale officielle des étudiants répondant à la définition généralement admise (à laquelle adhère l'auteur de ces lignes, évidemment) et qu'on retrouve dans le présent article. Vulgairement et plus trivialement, on les appelle tout simplement des geeks, des geeks-no-life, des premiers-de-la-classe ou encore des Jean-Jefferson ou des Charles-Appollon.
A noter qu'ils se reconnaissent très facilement à leur pelage deveteux et peu coloré, leur petite taille, la mauvaise qualité de leur peau fleurie, leur gilet, leur pantalon en velour épais et kaki, ainsi que leurs lunettes et leurs serviettes (ou malettes!) en cuir bouilli et craquelé ayant déjà vécu (héritage de leur professeur de mathématiques de sixième, reconnaissant et fier de leurs résultats). Certains individus sont, au contraire, pourvus d'un pelage plus fourni, plus négligé aussi, mais également plus gras.
[modifier] Ce que l’étudiant n’aime pas
L’état de son compte en banque (mais comment ça se fait que je suis à sec ?), aller acheter des clopes, donc il les "taxe", la machine à café (je lui demande un capuccino sans sucre, elle me sort un capuccino sans gobelet !), les partiels, les rattrapages, travailler, se lever tôt, les étudiants en mathématique (et, pour les étudiants en mathématiques, les "autres étudiants" ou encore "les gens") et plus récemment, Nicolas Ier, habitant du Château.
[modifier] Sous-catégories
L’étudiant de 65 ans (nom scientifique Estudians geronticus) : a toujours voulu étudier le théâtre, s’est offert des cours à la fac en guise de retraite.
L’étudiante cherchant à se marier dans l’année (Estudians niaisae) : a choisi son cursus au hasard, met six heures pour choisir comment elle va s’habiller.
L’étudiant professionnel (Estudians laborantus) : une année de biologie, une année d’anglais, une année d’histoire de la musique et ainsi de suite… son meilleur débouché : conseiller d’orientation.
L’associatif (E. manifestus): passe plus de temps dans son association que sur les bancs de la fac.
Le syndicaliste (E. frontpopularicus): il dit défendre les droits des autres étudiants mais fait le maximum pour les empêcher de bosser et donc de réussir. Son rêve est de devenir le chef d'une rebellion étudiante. Notons une chose importante : l'E.frontpopularicus est une espèce particulièrement soucieuse de ses congénères; son altruisme et son abnégation le poussent souvent à demeurer indéfiniment au service (et aux côtés) des nouveaux congénères (le sang neuf) tout juste extirpés du lycée (première année). Afin de les intégrer et les sociabiliser, E. frontpopularicus organise souvent des réunions à caractère social au cours desquelles culture et rafinement sont au rendez-vous, spécialement lors de sorties au ski, en hiver, dans des endroits propices aux échanges intellectuels dans des chalets aux chambres exigues et mixtes. Il existe une sous espèce, E. cerevisiae, dont le comportement vis à vis de la nourriture est étrange, puisque cette créature ne consomme que du houblon et du malt infusé puis fermenté.
L'étudiant loser (E. nullus) ne sachant que faire de sa triste vie de nouveau bachelier, il décide de partir dans une grande ville pour "étudier" au frais de papa/maman.
Adolescent encore dans sa tête, loin du cocon familial et se sentant entièrement libre, il boit à outrance.
Nous retrouverons cette sous-catégorie d'étudiants 4 ans après plusieurs échecs, en première année de BTS ou DUT.


